Marianne-Madelon

16 août 2019

15 Août . Anniversaire de Camille

  Nous fêtons les 16 ans de Camille.

 La semaine dernière je l’ai passée en Cerdagne avec Françoise la maman de Réjane. Je lui ai fait découvrir la région si chère à mon cœur, remplie de souvenirs d’enfance ou plutôt d’ adolescence. Nous avons fait une incursion en Ariège où je lui ai montré Foix et son célèbre château. Elle a eu des difficultés pour monter la côte, mais n’a pas pu monter dans le château, elle manquait de souffle et m’a fait peur. Il valait mieux, ces vieux châteaux du Moyen-Age à tours ont des escaliers à vis où se croiser est un challenge  et où monter demande du souffle. Le WE je l’ai passé dans le Toulousain auprès de mes cousines germaines car la fille aînée de Brigitte célébrait le parrainage laïque de son 3 ème enfant. Cérémonie réussie. Et les 2 jours passés chez Dany ont été très agréables  et chargés de souvenirs. Coup d’oeil sur les photos anciennes, rappels de faits divers, je retrouvai pour un temps, un passé enfoui mais toujours chaleureux. 

 Et ce matin, au réveil, je pensais à mon enfance, à ma situation actuelle, et je constatai que depuis ma naissance je n’avais pratiquement jamais été seule. Entourée par ma famille, puis par Claude ; si, je suis restée seule un an, pendant ma licence, lorsque Clo était à Dijon, mais on se voyait au moins une fois par mois et on s’écrivait.

 Et maintenant, l’apprentissage de la solitude et cette présence, constante de l’être aimé! 

 Alors, s’accrocher, s’accrocher aux invitations, aux rendez- vous pour le ciné ou le concert, pour la marche avec les copines, pour entretenir la maison et le jardin, mais jusqu’à quand? J’avoue que j’ai des grands moments de découragement et des idées sombres passent dans ma tête. Enfin, tout ça s’appelle la vie....

 Dans un tout autre ordre d ´idée, je relisais un passage du dernier livre de Claude- Émile sur le féminisme où il écrit :« Cette conscience distingue la réalité objective de son reflet et rend possible l’observation de soi- même. Distinguer la réalité objective de la façon dont on la perçoit et se connaître soi- même en même temps comme sujet et comme objet de sa propre observation, c’est bien accéder à la responsabilité , évaluer les tenants et les aboutissants de ses actions »... Et justement je suis tombée sur une phrase , une sentence d’un mouvement révolutionnaire d’Amerique Centrale ou du Sud qui dit : « 

 Nous autres, nous avons un beau jour décidé de devenir soldats pour qu´ à l’ avenir les soldats ne soient plus nécessaires, »

Magnifique ! 

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01 août 2019

Le Bien Commun?

   Je lis un livre de la littérature soviétique traduit en français et paru à Moscouen 1954.

 C’est une suite de petits récits, de nouvelles, que l’auteur I. Efrémov, géologue et anthropologue raconte à partir de  prospections faites en Sibérie. Il dit : « je devins chasseur de fossiles ».

 Dans une de ses nouvelles, il parle rapidement de la II ème guerre mondiale, de sa mobilisation, de son engagement dans les combats contre les nazis, ayant le grade de commandant. Il sera grièvement blessé en 1943. « Au sortir de l’hopital, on m’envoya en convalescence dans une station de cure de l’Asie Centrale. » il arrive dans une gare du Kazakhstan de nuit, et attend son autobus pour le matin. Là il rencontre une jeune- fille et engage la conversation. Elle lui raconte qu’elle est en train de préparer sa thèse à l’Institut des Langues Orientales de Tachkent et accompagne un professeur d’archéologie qui « étudie les ruines d’un observatoire construit il y a mille ans....Tania avait pour tâche de reconstituer et de traduire les inscriptions arabes découvertes sur les murs et les pierres éparses. »

 Et je continue à reproduire le récit, car, car il m’a fait tilt, et il en dit long sur l’état d’esprit qui régnait en Union Soviétique à cette époque, et la façon dont on se comporte actuellement aussi bien en France qu’en Russie quant à notre vision du monde et notre égocentrisme maladif, notre individualisme lamentable qui va nous mener à notre perte.

 Donc :« Elle leva vers moi un regard embarrassé.

——- Vous ne trouvez pas drôle, après le front, et après cela — elle effleura mon bras en écharpe — qu’on s’occupe de pareilles choses actuellement?

——- Mais non répliquai -Je. Jai été moi même géologue, et je sais ce que valent les sciences. Et puis si vous avez la possibilité de remplir votre tâche, qui n’a aucun rapport avec la guerre, c’est que mes camarades et moi, nous savons bien défendre notre pays.... »

  Quelle leçon de générosité, d’intelligence du Bien Commun, de partage des tâches , de communisme, ces quelques lignes démontrent ! Malheureusement, dans le monde dans lequel nous vivons actuellement où l’individualisme est roi, ou pour un oui ou un non, on vous tire une balle dans la tête, ou on vous troue le ventre de 30 coups de couteaux, ou on vous trucide parce que vous êtes noir, il est impensable que l’Homme , bien éduqué arrive à ce niveau d’altruisme, à ce niveau de partage, à ce niveau de compréhension du Bien Commun. 

Pourtant! Si les richesses étaient réparties de façon équitables de par le monde, si l’Education était convenable pour toute la planète, peut être que les humains pourraient se donner la main, et comprendre  qu'ils sont UN. 

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28 juillet 2019

J’aime les platanes

   Oui, j’aime les platanes, leur taille majestueuse, la fraîcheur de leur ombre, le plaisir de se rassembler, le soir, sur la place du village pour prendre le frais. Le platane est un ami silencieux, fidèle, rassurant; quel dommage qu’un vilain champignon le grignote sur le Canal du Midi.  Nous avons profité de sa présence lors de notre périple en bateau sur ce même canal et il faut dire que sans lui, le canal actuellement a moins d’allure, est moins somptueux. Dans la région parisienne ce sont les tilleuls et les marronniers qui sont mis à l’honneur, mais dans le Midi ce sont les platanes. Et avec cette canicule, quel plaisir d’en profiter dans les parcs ou le long des routes secondaires! 

Mais toute cette beauté va durer combien de temps. Avec le changement climatique, il y a de quoi se poser la question. Le permafrost qui se désagrège, la banquise qui fond à vu d’oeil, les glaciers pareil, les eaux des océans qui montent , les hommes qui font n’importe quoi, par manque de sagesse, et le goût immodéré de certains pour le profit, vont faire de cette terre une planète morte.

 Mais pourquoi je me fais du souci, alors que j’ai la sensation, pour moi, que tout s’est arrêté avec la mort du compagnon. Il faut faire les mêmes gestes du quotidien, et j’en ai plus envie. 

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06 juillet 2019

La cigale

     J’ai entendu hier pour la 1 ère fois de la  saison la cigale . Oui, l’Été est bien là.

 Et je m’agite. Je tonds l’herbe , j’arrose le soir. Je fais des confitures, actuellement d’abricots, mais pas du Pla, c’est fini, de St Assiscle. Dans la journée je reste à l’ombre, dedans . Je lis, je fais des résumés de livres. Actuellement je viens de résumer le livre remarquable d’Henri Guillemin : «1789-1792     1792-1794  les deux Revolutions françaises. » Je me tâte pour le mettre sur le blog. Si les petits- fils pouvaient le lire! Mais j’ai de gros doutes, ils préfèrent s’ennuyer sur les « tablettes » . 

Sinon je suis invitée chez des amis et samedi dernier je suis allée écouter un concert de Jazz à Eus . Mais la maison est désespérément vide! J’ai aussi invité un oncle de Claude et son fils, cousin germain donc de Clo. Ils sont parisiens et sont venus à Vernet pour une cure. Moments très agréables, pleins de souvenirs....et la compagne de Pierre ( Le cousin) qui travaille en psycho est repartie avec un livre de Claude. Sa pensée continue à vivre. C’est peut- être ça l’Éternité?

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20 juin 2019

Les Abeilles

Bonheur! Depuis deux ans je n’avais pas entendu le brouhaha léger , le bzz, bzz, des abeilles dans le tamaris!  Elles sont là, nombreuses à butiner les fleurs roses du tamaris. Et à écouter,  j’entends aussi le son monocorde le stuti- stuti de la mésange. Par contre les cerises sont minables, petites et peu sucrées. Les arbres ont manqué d’eau en fevrier- mars, ensuite il n’a pas fait chaud ( chutes de neige sur le Canigou, en avril) bref les cerises sont bonnes pour la confiture ou en clafoutis. Et j’en mets au congélateur. Et puis je m’occupe du jardin, tondre, arroser, couper en bordure les mauvaises herbes, vérifier les fleurs, et mettre les pièges contre le frelon asiatique...

Avant hier, j’ étais chez des amis à Maury , vignerons de vin bio. Après le repas ils m’ont fait découvrir les Gorges de Galamus. Impressionnantes, étroites et profondes, Et la route! creusée à la barre à mine, où l’on discerne encore les traces du pieu en fer,  Attention pour se croiser! Et depuis le .Fenouillède une vue sur la vallée magnifique , avec en fond, devinez quoi, le Canigou. Les conversations ont voguées, sur le vignoble, sur cette région, elle aussi chargée d’histoire, le Catharisme toujours vivace dans la mémoire collective, et bien sûr pensée pour le moulin de  Cucugnan. 

Hier j’etais à un colloque de la CGT Retraités qui portait sur le problème des transports et sur la santé. Bien sûr constat catastrophique sur la gestion de ce gouvernement pour le service public. Mais quand on a comme priorité l’accumulation du bien particulier plutôt que le bien commun, il n’y a pas de quoi s’étonner. La Macronie ne connaît que les très grands possedants, et fait tout pour conserver ces privilèges et les améliorer .

Mais , cet état d’esprit des possedants est toujours le même au fil de l’Histoire.

Brissot en 1792: «  le peuple est fait pour servir la Révolution ( on se dit: ça démarre bien) mais quand elle est accomplie, il doit rentrer chez lui et laisser à ceux qui ont plus d’esprit que lui la peine de la diriger » (fermez le ban) 

Et Danton qui n’est pas en reste, et qui craignait pour ses possessions , toujours en1792 : « Abjurons donc cette exagération et déclarons que les propriétés, toutes les propriétés individuelles, territoriales, industrielles seront éternellement maintenues.»

Ah! C’est vrai qu’il vaut mieux regarder la nature! Et les abeilles! 

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11 juin 2019

Joseph M.

     Ça fait 2 ans pile. Joseph t’a rejoint. C’est encore un grand pan de ma vie qui sombre. Que de souvenirs ! La matança, les cèpes,les rouballous,  le couscoull, le gui et le houx, et les virées au Canigou, la  Troubada, les chants catalans ! Et toutes «  les bouffes » ensemble. Il me reste les arbres que tu nous avais offert, le houx, le lilas, le noisetier. Ils seront là après mon départ....Mais Michele et toi étiez une partie de nous. Je me souviens du couscoull qu’on recevait chaque mois de Juin à Strasbourg, tout préparé. Et s’il y avait des champignons dans le coin, tu n’oubliais jamais de nous en porter. Le Canigou était ton jardin, tu n’avais pas besoin d’aller ailleurs. Tu pars 2 ans après Michèle et Claude. Et moi, je vais rester longtemps là? Pourquoi faire? La fin de vie est un calvaire qu’il faut porter...

 

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04 juin 2019

Non à l’extradition d’ Assange vers les USA

   Julian Assange est comme pour l’affaire Dreyfus ou celle d’Angela Davis ou celle des Rozenberg ou de Georges Abdallah, un bouc émissaire contre les pouvoirs oligarchiques du monde capitaliste occidental qui sous couvert de vraies raisons distillent, eux, en permanence des fausses nouvelles, des mensonges à répétition pour diaboliser ceux qui dénoncent leurs méfaits. Alors se déchaîne une chasse aux sorcières soutenue par les médias - chiens serviles des pouvoirs.

    Honte aux états européens, serpillères des USA pour leur silence ou leur approbation dans ce qui est un combat pour la publication de sources et de documents gardés secrets par les états et qui, mis au jour, les déshonorent.

   Le peuple serait- il tellement infantile qu’il vaut mieux ne rien lui dire, et qu’il vaut mieux faire notre bouillie entre « bons copains ? »   Malheureusement la vie d’un homme en dépend . 

  Mais avons nous vraiment évolué? Et n’y avait - il pas un certain Jésus qui avait affronté les Pharisiens? 

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31 mai 2019

Passage à Boulogne- B.

 Aujourd’hui 2 ans déjà......

  Hier, jour de l’Ascencion, férié. 

Réjane a réservé des entrées au Louvre pour l’exposition « Les Royaumes Oubliés ou de l’empire Hittite aux Araméens ».

    Mais d’abord nous sommes au sous-sol où l’on découvre les Antiquités égyptiennes et mésopotamiennes, et où on longe les murs- remparts du Paris moyennageux ; puis montée au 1er où nous admirons certains tableaux célèbres jusqu’à la salle réservée, noblesse oblige, à la Joconde, la pauvre, toute seule au milieu d’une foule qui la bombarde de flashs. ( mes petites- filles tenaient absolument à la voir) . Quel rapport y a -t- il entre la vue de ce tableau trop célèbre et ce monde qui se presse pour admirer quoi? Dire que j’ai vu la Joconde? Quel rapport peut avoir cette masse avec une communion quelconque avec le tableau?  Pourtant j’ai été heureusement étonnée de voir cette même foule, moins nombreuse cependant s’arrêter  et admirer et photographier le tableau : « La Liberté guidant le Peuple » d’Eugène Delacroix. Cette allégorie de la révolution de Juillet 1830 représente pour moi l’esprit français ; et tous ces gens étrangers qui se pressaient devant cette peinture, me semble-t-il , découvraient l’âme  francaise, celle qui fit les révolutions, celle qui fit « La déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen » du 24 Juin 1793.

Puis nous avons mangé un bout, et super, repos des pieds et des jambes, car monter, descendre les escaliers, parcourir les salles, comme je n’ai plus 20 ans, et bien ça fatigue.

 Donc, ensuite nous sommes allés découvrir les Hittites et les Araméens. Magnifique, superbe. Exposition très bien réfléchie qui nous a glissés dans la géographie de ce moyen- orient assez mal connu, dans l’histoire et sa chronologie de la période de l’âge du fer , et où nous avons pu admirer leur technologie et leur maîtrise de la fabrication qui étaient remarquables. Ils possédaient déjà la technique de la faïence, la sculpture n’en parlons pas, aussi bien gigantesque que minuscule, la technique du bronze mais aussi du fer, ils maitrisaient aussi la peinture, et bien sûr l’écriture  : mélange entre le cunéiforme et les hiéroglyphes. Ma constatation ébahie c’est que ces peuples, comme on respire ont besoin d’écrire , d’écrire . Alors ils écrivent sur des stèles, sur les bas- reliefs, sur les murs et même sur les statues et sculptures. J’ai regardé émerveillée, la statue d’un lion, entièrement couverte d’un texte, sauf au bas de la crinière, une niche où était resculptée une petite statue d’un dieu.

  L’Écriture est vraiment un grand tournant dans l’histoire de l’Humanité. Je me souviens lors de notre voyage en Chine,il y a plus de trente ans, ce même besoin des peuples d’alors d’écrire  partout, sur n’importe quel support, jusque sur des carapaces de tortues et même sur  un grain de riz! 

Oui, belle Ascension ! Malheureusement sans toi.....

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18 mai 2019

Le souvenir......

   La date de ton départ se rapproche. Et ma vie est une rivière à sec, un oued qui ondule dans un presque désert.

 Heureusement il y a les enfants; mais il ne faut pas être intrusive, ils ont leur vie propre; et heureusement il y a les amis proches, ça c’est une richesse, et puis les copains et copines du village sur lesquels on sait qu’on peut compter. Mais le vide est là, insupportable. Quand cette souffrance va -t-elle faiblir? Parfois je me dis que si je perdais la mémoire, au moins,....bon, passons ! 

 Alors je me rabats sur la lecture et sur la politique qui mobilisent par moments mon esprit. Mais je ne suis pas satisfaite pour autant en voyant ce qui se passe en France. La casse systématique de tout ce que nos anciens avaient gagné de haute lutte, le désarroi de familles qui ne peuvent boucler leurs fins de mois, la casse de l’Enseignement, bradé au privé, ou courir tel un marathonien après ParcourSup; tout ceci étant un paroxysme du capitalisme, acculé pour survivre( combien de temps?) à un maximum d’atrocités .

 Heureusement encore, dans mon coin du Conflent la nature est belle. Pas trop défigurée, les coquelicots , les renoncules, les mauves refleurissent , les oiseaux s’égosillent   le matin, et dans la journée les hirondelles zèbrent le ciel pas encore très clément! 

   Par ailleurs, je fais une cure avec Christiane. Chance nous avons d’avoir des sources d’eau chaude, sulfureuse pas loin. Et heureusement que la Sécu, merci aux ministres communistes qui avaient créé cet organisme en 1945, prend en charge une grande partie des frais, sinon il n’y aurait pas ce nombre de curistes, la plus grande part étant des retraités. Alors le matin, une flopée de vieux ( dont je suis) circulent en peignoirs blancs étincelants , bonnets ficelés sur la tête, à travers les différents lieux de massages. Si on s’attarde à regarder ces vas et viens on a le spectacle lamentable d’un musée des horreurs. Des gros, des maigres, des déformés, des plissés, des rabougris, des rigolos, des sévères. (c’est valable pour les deux sexes) . Ah! Que c’est triste la vieillesse! Et que sont dérisoires les mini- conversations que l’on se fait!  Et pourtant, tout le monde est dans l’empathie. Et c’est ça qui fait l’Humain. C’est ça qui fait vivre. C’est ça qui structure une société. Là, pas question d’origine, de classe, de couleur, égaux devant notre nudité, notre temporalité. Alors le reste du temps pourquoi la haine, la jalousie, l’envie, pourquoi faire des différences quand on peut l’empathie?

     Ah! L’HUMAIN, quel grand point d’interrogation!

 

   Dans un autre ordre d’idée : Une phrase de Bob Marley : « Eux ont le ventre plein, mais nous ,nous avons faim; un homme affamé est un homme en colère. »

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06 mai 2019

Mois de Mai

Mois des souvenirs. Mon père et mon frère sont nés ce mois là, et Claude-Émile a terminé son parcours. Et moi, je suis là, comme un poteau planté au milieu d’un champ de blé. Il y a des jours je me demande qu’est ce que je fais...La maison est toujours la même mais j’arrive à la trouver étrangère, je m’y sens comme une intruse. Ces derniers jours il a neigé sur le Canigou, et la végétation est freinée, tellement que le muguet n’est pas encore en boutons, mais les iris géants sont eux en fleur.

  Pour la 1ère année , La Funt de Sirach a inauguré un vide-grainier réussi, tous on a pensé fort à toi, cette idée t’aurait tellement plu! Je vais faire entretenir le champ du haut, car le lierre s’accroche aux oliviers. Il y aura bientôt des cerises.

La solitude me pèse.  Tout me parle de toi, à tout propos, à tout moment. 

Je me rabats  sur la politique et la lecture, mais ça ne comble pas ton absence. Ce  XXI ème siècle et ses perspectives ne me satisfont pas du tout. Je me demande quel avenir vont avoir mes petits enfants. J’en arrive parfois à me dire que au moins toi tu ne vois pas tout ça. Et pourtant je continue à vivre, à faire les gestes quotidiens, à sourire lorsqu’on me parle, mais seule j’ai des crises de pleurs. Je n’arrive pas à accepter ton absence, à me dire que c’est définitif, car rien n’a changé ici, sauf que tu n’y es pas.

 Lénine a écrit : « Il est impossible de vivre dans une société et en être libérée. »  C’est tellement vrai, et aussi d´avoir vécu une vie de couple et de s’en croire libérée. 

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