Bérenger m’a fait passer un livre, me demandant d’en faire un résumé , ce que je viens de faire.

J’espère que PE. et C. vont le lire ainsi que G. et B. 

Ce livre s’intitule : La 13Tribu . L’ Empire Khazar et son héritage. D’ Arthur Koestler.

 Et toi, tu aurais été ravi de le lire d’autant que tu connaissais l’existance de ce royaume khazar. J’ai retranscris le texte, simplement j’ai fait des coupures.

  I ère partie  : Grandeur et Décadence des Khazars

 

  ___  L’ Essor

  «  Le pays des Khazars, peuple d’ethnie turque, ( rien à voir avec la Turquie) occupait une position stratégique entre la Caspienne et la Mer Noire sur les grandes voies de passage où se confrontaient les puissances orientales de l’ époque.

 Il servait d’état- tampon entre l’Empereur de Bizance au sud- ouest, le Calife de Bagdad au sud- est et les rudes tribus barbares des steppes septentrionales : Bulgares, Magyars, Petchenègues et plus tard Vikings et Rus.

  À l’ époque où Charlemagne se fit couronner Empereur d’Occident, l’extrémité orientale de l’Europe entre le Caucase et la Volga était dominée par un état juif, connu sous le nom d’Empire Khazar.

 À son apogée, du VII au XI ème siècle, cet état joua un rôle assez important pour contribuer à façonner la destinée de l’Europe médiévale.

____   Etat tampon

 Les armées khazares purent contenir l’avalanche arabe à ses premiers stades. Un spécialiste de l’histoire des Khazars, le professeur Dunlop de l’université de Columbia, résume cet épisode : «  le territoire khazar s’étendait au travers de l’avance arabe. Quelques années après la mort de Mohammed ( 632 après JC.) les armées du califat avaient passé au Nord atteignant la grande barrière du Caucase. Cette barrière franchie, la route des plaines de l’Europe Orientale était libre. Il se trouva que sur la ligne du Caucase les Arabes rencontrèrent une puissance militaire organisée qui leur interdit d’étendre leurs conquêtes. Les guerres des Arabes et des Khazars durèrent plus de cent ans.... »

  Après une victoire retentissante des Khazars sur les Arabes, le futur empereur de Byzance, Constantin V épousa une princesse Khazare. De ce mariage naquit un fils qui devait devenir l’empereur Léon IV , surnommé le Khazar.

Vers 740 , le roi, sa cour et la classe militaire dirigeante se convertirent au judaïsme qui devint la religion officielle des Khazars. ( sources arabes, grecques, russes et hébraïques). Cette conversion officielle était un défi au proselytisme chrétien de Byzance et à celui musulman de Bagdad. Il faut considérer cette conversion comme un signe de la politique indépendante de ce royaume.

        À N . Poliak , professeur d’histoire juive du Moyen-Age à l’Université de Tel Aviv, publie en 1944 en Hébreu son livre: Khazaria.   « Il faut que l’on aborde dans un esprit nouveau le problème des relations entre la juiverie khazare et les autres communautés juives, et regarder cette juiverie comme le noyau des grands établissements juifs en Europe Orientale. Les descendants de ces établissements, ceux qui sont restés sur place, ceux qui ont émigré aux USA, et ceux qui sont allés en Israël constituent aujourd’hui la grande majorité des juifsdu monde entier. »

 Cela voudrait dire que les ancêtres de ces juifs ne venaient pas des bords du Jourdain, mais des plaines de la Volga, non pas de Canaan, mais du Caucase, où l’on a vu le berceau de la race aryenne; génétiquement ils seraient apparentés aux Huns, aux Ouïgours, aux Magyars, plutôt qu’à la semence d’ Abraham. S’il en est ainsi le mot antisemitisme n’aurait aucun sens. Il témoignerait d’un malentendu également partagé par les bourreaux et les victimes.