En résumé à la fin du Moyen-Age la majorité des gens qui professaient la religion israélite étaient des Khazars qui fondèrent la communauté juive orientale qui devint majoriité dominante de la population juive dans le monde. La transformation des juifs Khazars en juifs polonais ne comporta pas de rupture brutale. Ce fut un changement progressif, mais ils gardèrent certaines traditions précieuses à la vie communautaire.

Remarque : ne pas confondre «  le shtetl » en Yiddish, ou « ayarah » en hébreu ou «  miastecko » en polonais qui signifie petite ville avec le ghetto. Le shtetl était une petite ville campagnarde avec une communauté à majorité juive dont les origines remontaient au XIIIeme siècle. Elles formaient un réseau de comptoirs et de marchés et des centres artisanaux avec comme métier: charrons, forgerons, orfèvres, tailleurs, bouchers, meuniers...le ghetto était une rue ou un quartier réservé aux juifs à l’intérieur d’une ville. Depuis la seconde moitié du XVI eme siècle ce fut l’habitat des juifs dans toute la chrétienté et dans la plupart des pays d’Islam. Dans les shtetls un trait spécifique est le «  style pagode » des synagogues des juifs d’Occident. Un trait spécifique sont les vêtements traditionnels des juifs polonais qui possédaient une origine manifestement orientale : le long caftan de soie, ainsi que la calotte qui couvre encore le crâne des juifs orthodoxes comme celle des Ouzbeks et des Turkmènes. Par dessus la calotte les hommes coiffaient le «  streimel » chapeau compliqué bordé de renard que portaient les Khazars. Quand aux femmes, jusqu’au milieu du XIX siècle elles portaient un grand turban blanc copie exacte du «  djauluk »  des femmes khasakes et turkmènes.

 

    D ´ OÙ VENAIENT - ILS?

 

 Fondamentalement, deux faits ressortent de l’enquête : la disparition de la nation khazare dans son habitat historique et l’apparition simultanée dans les régions voisines ( au nord-ouest) de la grande concentration de juifs.

 Vers la fin du premier millénaire, les plus importantes communautés juives de l’Europe de l’Ouest se trouvaient en France et en Rhénanie. Au IX siècle les documents citent que les communautés juives traversent la Manche dans le sillage de l’invasion normande. Mais en 1290 c’est l’expulsion; cependant ils n’etaient à ce moment là qu’environ 2500 juifs en Angleterre.

 C’est un conte lugubre qui commence toujours par une lune de miel et s’achève en divorce sanglant.

Ex: En 709 Charlemagne envoie une ambassade à  Bagdad pour négocier avec Haroun al - Rachid, il y avait 2 chrétiens et 1 juif.

En 1306 Philippe le Bel expulse tous les juifs du royaume .

En 906 il y a des juifs à Worms, Trèves, Metz, Strasbourg , Cologne, Mayence. À la fin du XI siècle les communautés juives faillirent être exterminées dans les explosions d’hystérie collective qui accompagnèrent la 1ère croisade en 1096.

La théorie traditionnelle des historiens juifs pour qui la croisade de 1096 fut une migration massive de juifs allemands jusqu’en Pologne est tout simplement une légende , car il faut admettre que la communauté juive de Rhénanie était très peu nombreuse. Par contre les historiens écrivent qu’il y eut des gens pour se tuer, d’autres pour résister et se faire lyncher et qu’après le passage des hordes de croisés les survivants retournaient invariablement à leurs synagogues, à leurs maisons pour recommencer à zéro. Les chroniques ne disent pas un mot de communautés juives qui auraient émigré vers les régions orientales de l’Allemagne . 

Le XIV siècle apporta de nouveaux désastres aux communautés juives franco-allemandes. La Peste Noire entre 1348 et 1350 tua 1/3 de la population européenne et la rumeur les accusa de propager la maladie, ce qui eu pour conséquence que les juifs furent brûlés en masse.

 Au XVI et XVII siècle les juifs Sépharades contraints de fuir l’Espagne fondèrent de nouvelles communautés modernes en Angleterre, France Hollande.

 

   Flux et Reflux

 

 Au XV s. on constate que les juifs d’origine Khazar furent expulsés de l’Autriche, et des Balkans et se réfugient en Pologne, en Italie et en Hongrie. Les chroniqueurs notent que les troupes juives combattaient dans l’armee Hongroise. Ainsi la structure du Yiddish, langue vernaculaire est un curieux amalgame d’hébreu et de vieil allemand avec des apports slaves. Le chercheur Mieses écrit : « on ne trouve dans le yiddish aucune composante linguistique provenant des régions allemandes proches de la France. Les régions plus au centre , autour de Francfort, n’ont pas contribué non plus au yiddish. » Mieses démontre que les éléments qui prédominent dans cette langue sont les dialectes de l’allemand oriental, proche des domaines slaves de l’Europe de l’Est. L'évolution du yiddish fut un processus long et complexe. On ne commença à l’imprimer qu’ XIX siècle.

 On comprend qu’en s’installant par milliers en Pologne les immigrés Khazars se sentirent obligés d’apprendre l’allemand pour pouvoir se débrouiller. Il y eut une secte «  les Karaïtes » qui ne se mirent jamais au yiddish. 

Depuis la contre- réforme les juifs furent rabaissés, avec une ségrégation  spatiale, un apartheid sexuel, le port de vêtements distinctifs. Les migrations vont se poursuivre vers l’Ouest jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale et fournir les principaux éléments des populations juives d’Europe , des Etats-Unis,et d’Israël. Les historiens modernes pensent qu’à l’heure actuelle le gros de la population juive n’est pas d’Origine Palestinienne mais d’Origine Caucasienne. Pour l’essentiel les migrations juives ne sont pas parties de la Méditerranée pour aller vers l’Est mais sont allées constamment vers l’Ouest , du Caucase via l’Ukraine, puis la Pologne et l’Europe centrale.

Donc  le gros de l’immigrationvenait Du pays des Khazars.